Espoirs du Mékong à Can Tho et Kon Tum
Du 18 au 24 mars 2026, l’équipe d’Espoirs du Mékong est repartie au Vietnam pour sa mission annuelle. Sept jours, deux régions : Can Tho, dans le delta du Mékong, où nous retrouvons chaque année les mêmes enfants ; et Kon Tum, sur les hauts plateaux du Centre, terre nouvelle pour l’association cette année.
Can Tho — fidèles aux enfants que nous accompagnons
À Can Tho, nous retrouvons à chaque mission deux institutions que nous soutenons depuis plusieurs années : un orphelinat et une école tenue par des sœurs catholiques.
L’orphelinat : une journée hors des murs

L’orphelinat accueille des enfants atteints de maladies génétiques et de déformations physiques. Pour beaucoup, l’horizon s’arrête aux murs de l’institution.
Comme chaque année, nous avons organisé une grande sortie. Une quinzaine d’enfants — les plus aptes à se déplacer — nous ont accompagnés dans un grand centre commercial : un repas complet ensemble, des aires de jeu, des ateliers peinture, des jeux de balles. Un cadeau immense pour des enfants qui ne sortent presque jamais. Nous avons également laissé sur place des dons matériels (nourriture, fournitures) pour les mois à venir.
L’école des sœurs catholiques : ouvrir l’école aux enfants modestes

Au Vietnam, l’école est payante. Cette école tenue par des sœurs catholiques accueille les enfants dont les familles n’ont pas les moyens de payer la scolarité.
Nous la soutenons sur deux fronts : l’amélioration des infrastructures et l’apport régulier de fournitures scolaires. Cette année, nous avons aussi organisé une grande sortie pour une cinquantaine d’écoliers : ateliers, jeux, repas partagé — une journée de fête loin des bancs de la classe.
Les visites de familles : agir là où la précarité menace l’école

Chaque année, les sœurs sélectionnent les familles les plus fragiles. Cette année, nous avons rendu visite à dix familles, et découvert des réalités qui ne laissent pas indemnes : enfants marchant jusqu’à 12 km par jour pour rejoindre l’école, parents vendant fruits ou tickets de loterie dans la rue avec leurs enfants, logements insalubres.
À chaque famille, nous apportons :
- des dons alimentaires couvrant plusieurs mois, pour soulager le budget courant et permettre à la famille de mettre un peu de côté ;
- des achats ciblés qui changent réellement la donne — cette année, par exemple, un vélo neuf pour une mère dont la bicyclette, son outil de travail, était cassée.
La logique ne change pas : ne jamais faire l’aumône, toujours redonner du souffle, du temps, de l’autonomie.
Kon Tum — une nouvelle région, de nouvelles racines
Cette année, nous avons aussi pris la route des hauts plateaux du Centre, vers Kon Tum. Une démarche double : mener des actions immédiates, et explorer une région où nous pourrons revenir les années suivantes — notamment pour nos consultations médicales.
Une rencontre déterminante

Sur place, nous avons rencontré une sœur du diocèse de Kon Tum, profondément engagée auprès des villages reculés du centre du Vietnam. Elle nous a ouvert son réseau : plusieurs pères catholiques de différentes paroisses, déjà actifs sur les distributions alimentaires et fins connaisseurs des habitants en difficulté. Une mise en relation précieuse, qui posera les bases de notre travail futur dans la région.
Un nouvel orphelinat à accompagner sur le long terme

Ce contact nous a fait découvrir un nouvel orphelinat d’une quinzaine d’enfants, où nous avons mené nos premières actions :
- dons de vêtements, de vélos (un pour deux, car les enfants parcourent près de 15 km pour aller à l’école) et dons alimentaires ;
- installation de ventilateurs dans toutes les pièces ;
- équipement d’une salle vide en tables et chaises, pour offrir aux enfants un véritable espace pour étudier et dessiner.
Mais l’enjeu, ici, est le long terme. L’orphelinat disposait d’un poulailler et d’un élevage de cochons, qu’il a dû consommer pour nourrir les enfants. Pour relancer une dynamique durable, nous avons financé un don de 100 poules (au Vietnam, une poule coûte environ 1,50 €), afin d’offrir un apport régulier d’œufs et de viande et d’amorcer un retour à l’autonomie alimentaire. Un petit potager existant complète déjà cette logique.
Distributions dans les villages

Avec les pères catholiques, nous avons organisé des distributions alimentaires et vestimentaires dans deux chapelles de la région — environ 100 personnes à chaque fois.
Nous avons aussi participé à la préparation d’un repas-buffet géant offert gratuitement à 2 000 personnes, organisé par la sœur du diocèse et plusieurs paroisses. Une occasion unique d’observer une organisation à grande échelle qu’il sera précieux de reproduire avec eux à l’avenir.
Cap sur les consultations médicales

Au Vietnam, l’accès aux soins reste très difficile pour les plus pauvres : peu consultent un médecin, et beaucoup vivent avec des problèmes de santé non pris en charge. Chacun des pères rencontrés cette année s’est dit prêt à nous accueillir dans sa paroisse pour organiser des consultations médicales lors de notre prochaine mission. Le besoin est confirmé sur le terrain — nous serons au rendez-vous.
En route vers la prochaine mission
Sept jours, deux régions, une même boussole : être présents, concrètement et durablement, auprès de celles et ceux qui en ont le plus besoin.
À Can Tho, nous avons resserré les liens avec les enfants et les familles que nous accompagnons depuis longtemps. À Kon Tum, nous avons posé les fondations d’un partenariat appelé à grandir. Nous repartons avec des images, des prénoms, des sourires gravés — et déjà la certitude qu’il faudra revenir.
Espoirs du Mékong remercie chaleureusement tous les donateurs, bénévoles et partenaires qui rendent ces missions possibles. Pour soutenir nos prochaines actions ou rejoindre l’aventure, contactez-nous.