Notre champ d'actions
Cinq terrains,
une méthode : revenir.
Chaque mission combine plusieurs volets selon les besoins du village. Tous sont menés en partenariat avec des associations locales et tenus dans la durée — la plupart depuis plus de dix ans.
Consultations médicales
Au Vietnam, l’accès aux soins coûte cher. Consulter un médecin reste un luxe que les familles les plus modestes s’autorisent rarement — et le plus souvent trop tard, quand la
maladie est déjà installée.
Notre association rassemble des bénévoles français — médecins généralistes, kinésithérapeutes, infirmières — qui partent au Vietnam à leurs frais. Sur place, ils travaillent main dans la main avec des médecins et opticiens locaux.
L’objectif est simple : permettre à chaque famille des villages que nous suivons de consulter au moins deux fois par an, gratuitement, avec ordonnance à la clé et les premiers médicaments remis sur place.
- Prise de constantes avant la consultation (Glycémie, tension, fréquence cardiaque…)
- Consultation générale, ophtalmologique, ECG, petites chirurgies…
- Premiers soins, ordonnance, dons de médicaments, séances de kiné, offre de coupe de cheveux par coiffeurs proffessionnel
Distributions alimentaires
« Le riz tient un mois. Pour beaucoup de familles, c’est la différence entre déjeuner et sauter le repas. »
Dans les régions où nous intervenons, la pauvreté reste marquée et l’accès à la viande ou au poisson très limité. Lors de chaque mission, nous distribuons aux familles les essentiels du quotidien vietnamien :
– sacs de riz et des packs de nouilles
– de la farine, sucre, sel
– des packs d’œufs
– les sauces traditionnelles.
De quoi tenir plusieurs semaines, parfois plusieurs mois. Le temps de respirer, de mettre un peu de côté, ou simplement de mettre cette préoccupation entre parenthèses.
- Distribution alimentaire pour les familles les plus défavorisées identifiées par les père catholiques sur place.
- Sacs de riz, carton de nouilles, oeufs, farines, sucres, sel, sauces, huiles…
- Distribution en main propre, en présence d’un de l’équipe de la chapelle partenaire.
Soutien & autonomie
« On ne donne pas un poisson, on aide à monter le poulailler — et on revient pour le toit qui fuit. »
Nous accompagnons les orphelinats sur le long terme — en revenant chaque année dans les mêmes structures, pour bâtir une relation de confiance et un soutien durable. Selon les besoins de chacun, notre action prend plusieurs formes :
– amélioration des infrastructures, de l’hygiène et de la salubrité ;
– dons de fournitures scolaires pour permettre aux enfants d’apprendre et de grandir ;
– dons de vêtements et installation d’équipements de confort (ventilateurs, mobilier) ;
– soutien à l’autonomie alimentaire : financement de cheptels de poules pour un apport régulier en œufs et en viande, aide au potager.
L’objectif n’est jamais d’assister, mais d’aider chaque orphelinat à devenir, année après année, un peu plus autonome.
- Investissements en cheptels : poules pondeuses, porcs
- Dons alimentaires, vêtements, fournitures scolaires, vélos pour les enfants afin d’aller à l’école
- Réfection : toiture, sanitaires, dortoirs
Évasions des orphelins
« Pour rappeler aux enfants qu’ils ont droit à la joie, à la mer, à la fête. »
Beaucoup de ces enfants n’ont jamais quitté leur orphelinat. Jamais vu la mer, jamais pris un train, jamais mangé au restaurant. Le besoin n’est pas vital, mais structurant : sans ces parenthèses, l’horizon mental se rétrécit. Nous co-organisons des sorties chaque année, avec les éducateurs, qui restent décisionnaires sur le programme.
- Financement de la sortie
- Financement de repas au restaurant à la suite de la sortie
- Animation, ateliers peinture, ateliers crêpes…
Visites à domicile
« Un toit qui fuit en saison des pluies, c’est la différence entre une maison et un abri. »
Chaque année, plusieurs familles nous sont signalées par nos contacts sur place. Nous nous rendons chez elles pour identifier leurs besoins les plus urgents. Selon les situations, notre soutien prend plusieurs formes :
– amélioration de l’habitat : lutte contre les inondations, salubrité ;
– apport alimentaire sur plusieurs mois, en partenariat avec les épiceries et vendeurs locaux ;
– financement de matériel professionnel pour soutenir le travail des parents et renforcer leur autonomie financière ;
– prise en charge d’assurance maladie pour les personnes confrontées à des problèmes médicaux lourds et coûteux.
L’idée reste la même : agir au plus juste, là où une aide ciblée redonne du souffle et ouvre une perspective.
- Diagnostic conjoint : un médecin, un logisticien, un membre du conseil de village
- Priorisation : eau potable d’abord, toit ensuite, hygiène troisièmement
- Achat des matériaux localement (pas d’import) ; main d’œuvre : la famille + voisinage
Cinq terrains, une seule règle.
Aucun de ces volets ne fonctionnerait seul. Soigner sans réparer le toit revient à panser la même blessure deux fois. Distribuer du riz sans suivi pousse à la dépendance. C’est l’articulation, sur la durée, qui produit un résultat tenable.